jan 16

‘La Colline aux Coquelicots’ de Miyazaki Goro

C’ETAIT BIEN. Qu’est-ce que c’était bien.

Il y a des films comme ça qui vous apaisent. Ce n’est absolument pas ce à quoi vous vous attendiez, ou tout du moins pas vraiment. La salle est minuscule mais affiche complète à chaque séance. Il y a des groupes d’ados qui pouffent de rire devant les bande-annonces avec des chevaux; cependant, lorsque la chanson du miso commence, ils pouffent aussi… mais ce n’est pas pareil.

Car la magie opère. Vous êtes une jeune collégienne japonaise en 1964. Vous avez déjà de grosses responsabilités sur vos épaules. La découverte d’une autre culture vous fait rêver, vous fait rire et vous émeut aussi.

colline


Non vraiment, vous ne vous attendiez pas à ce genre d’intrigue. Mais c’est tant mieux! C’est bien agréable de ne pas savoir les trois quarts de l’histoire en ayant vu une bande-annonce, ou lu une critique.

brutus


Vous rougissez, quelques fois.

En sortant du cinéma, vous êtes plus calmes. Moins angoissés. La crise économique et les drames sont partis pour un temps, parce que vous avez quitté l’immédiateté d’internet, des informations et de la folle course au temps. Vous savez qu’il y a des choses qui perdurent, et qui valent la peine d’être mises en valeur.

Je vous conseille d’aller le voir en V.O. sous-titrée (sinon c’est un peu comme…Amélie Poulain avec un doublage japonais).

Si vous voulez une critique détaillée (et spoilée) de La Colline aux Coquelicots, je vous conseille celle de Kampai.fr.

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jan 04

Quelle meilleure phrase pour commencer 2012?

“The most pathetic person in the world is someone who has sight but no vision.”
« La personne la plus pathétique du monde est celle qui possède la vue, mais n’a pas de vision. »

– Helen Keller

La personne qui a prononcé ces mots était aveugle et sourde depuis l’enfance. Complètement coupée du monde ou presque, elle ne pouvait qu’être muette. Cependant, elle réussit à parler et fut la première handicapée diplômée de l’Université de Harvard à 24 ans, en 1904.

Pour gagner sa vie – et par plaisir aussi – elle coucha sa vie sur papier. C’est ce livre, simplifié pour les enfants par Lorena A. Hickok, que nous avons lu en primaire. Il nous pousse à toujours nous améliorer, à ressentir un peu mieux tout ce que nous vivons chaque jour. Helen fait ronronner les lions, glisse sur la luge ou monte sous les feux de la rampe…Les sens de l’odorat et du toucher sont prédominants, chaque action devient une fête!

Lorsque j’étais à l’école, j’aimais imaginer miss Keller à l’université:

« Un matin d’automne 1896, les élèves (…) regardèrent avec un vif intérêt et une bonne dose de curiosité entrer dans la classe une mince jeune fille – Helen avait maintenant seize ans – aux cheveux châtains et bouclés (…).

Helen Keller by Nat Wood

La nouvelle élève n’était cependant ni gauche, ni empruntée. Elle marchait avec une sorte de grâce très particulière et elle avait de beaux yeux bleus. Il fallait l’observer de près pour se rendre compte que ses yeux semblaient regarder toujours droit devant eux, fixement, et qu’ils ne cillaient jamais ».


Je réalise un petit rêve en gribouillant au pastel tendre ce que j’imaginais, une quinzaine d’année plus tôt. D’ailleurs, une de mes résolutions serait de gribouiller plus – pour s’entraîner plus.
Si vous avez d’autres demandes ou suggestions ( « je veux des articles », « je veux des litchis », « xxx »), n’hésitez pas à laisser un commentaire!

En vous souhaitant encore une banane née (© Samiha), je vous remercie infiniment de suivre les aventures de ce blog!

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déc 11

Sozi par Rilla Alexander

Hier à la Gaîté Lyrique, il y avait des conférences d’artistes lors de l’évènement Pictoplasma. Ce festival se concentre sur la culture des personnages, en général. Il a été crée à Berlin, et maintenant il s’expose à New York et à Paris. Amazing!

Le thème à Paris était les monstres post-digitaux (Post-digital monsters pour faire plus international, moins accord-en-genre-et-en-nombre, et surtout plus classe).

Good-Morning by Rilla Alexander

Personnellement, j’ai eu un coup de coeur pour l’artiste australienne Rilla Alexander. Non seulement j’aime son style graphique, extrêmement fluide et rond – inspiré des illustrations des Moomins de Tove Jansson et de Max et les Maximonstres de Maurice Sendack – , mais en plus elle a eu une idée géniale:

good idea - rilla alexander

Parler du trajet des idées, justement!
Lorsqu’on doit prendre une idée parmi tant d’autres, la garder et la FINIR.

Sozi by Rilla Alexander

Rilla Alexander en a fait un livre d’illustrations, appelé Her Idea,  qui est maintenant épuisé. Il sent le vécu, et bien que tout ait l’air rond et gentil comme ça, il a des passages impressionnants et étranges. Qui ne s’est pas fait manger, déprimé, épuisé par ses idées?
Lors de la conférence, elle nous l’a lu à haute voix:

Her idea - by Sozi
La pêche dans une mare, faite d’une multitude d’idées.

Elle nous a  également montré les produits dérivés de Sozi. C’est le genre de choses que je rêve de faire: voir ses personnages en trois dimensions, mais y ajouter une touche d’amour (oui, d’amour!) et de rareté. C’est la mère et la soeur de l’artiste qui ont cousu cette peluche par exemple:

Klaws-Toy

La figurine a encore plus d’aplomb, n’est-ce pas?

Sozi figure

Si vous aimez ce personnage, voici plus de liens:
le site de Sozi
et son blog.

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nov 25

Ekyog & Lolita Lempicka

Je vous avais parlé de SuperBio, la petite fée qui, telle Navi dans le jeu ‘Zelda’, me donne plein de conseils qui me saoulent. Bon ben pour acheter des vêtements ou des accessoires, c’est pareil. SuperBio me chuchote des mots comme « enfants travailleurs! matériaux polluants! »

-Mais SuperBio, je lui dit, « il faut bien que je m’habille non? Toi tu peux te balader habillée d’une feuille, mais moi…
On a de grandes discussions, comme vous le voyez.

Mais ce qui me désole ce sont les célébrités et les millionnaires. Ils ont les moyens et le choix de porter ce qu’ils veulent, non? Et ils choisissent quoi, je vous le demande?  Des jeans délavés et des sacs en croco des soeurs Olsen, à 39 000$!

Me concernant, lorsque je serai riche, je sais où j’irai. J’irai m’habiller chez Ekyog!

Ekyog 3

Je connaissais déjà cette enseigne depuis plusieurs années. Mais dernièrement, je suis allée me promener dans un grand magasin parisien et j’ai vu leur magnifique stand.

Eh bah oui, il était temps. Il était temps qu’une marque « propre » propose de beaux vêtements dans un tel endroit! Qu’on montre un peu de quoi notre mode est capable, aux touristes du monde entier.

D’ailleurs c’est simple: lorsque je me suis approchée de la cape molletonnée, ce n’était pas parce que c’était bio. Mais parce que c’était joli.
Et au toucher, c’était tellement doux…!
Lin, coton, soie biologiques; cachemire, laine, cuir tannage végétal…c’est peut-être ça, le vrai luxe?

ekyog 1

Et puis j’ai pris le petit encart publicitaire (à défaut d’un vêtement, hein, je ne suis pas encore riche), et j’ai beaucoup aimé la philosophie de la marque:

  • ‘Je reste aussi convaincue qu’on pourra faire avancer les choses quand on proposera des solutions plaisir sans trop de contraintes‘, disent les fondateurs. Mais encore?
  • ‘J’ai une conviction : ce n’est pas aux citoyens de tout faire mais d’abord aux entreprises et aux politiques d’apporter des solutions ; si toutes les entreprises suivaient…‘.

Après avoir médité là-dessus, j’ai découvert que la marque s’associait à Lolita Lempicka, pour une collection capsule à partir de mars 2012.

Comme je l’avais écrit dans les commentaires du blog Le Rose aux Joues, « j’avoue que Lolita Lempicka est une de mes marques, voire ma marque préférée (…) J’aime beaucoup les idéaux et fondements de la marque en fait (naturel, exigeant et gourmand) ».

Quelle ne fut pas ma joie, donc, de voir les toutes premières photos de cette collaboration, aussi soignée sur le fond que sur la forme!



Une partie des bénéfices ET le don personnel de Lolita Lempicka (!) permettront de soutenir des projets comme la scolarisation des enfants, l’aide au développement de l’agriculture biologique, la construction de puits d’eau à Madagascar ou la préservation de la forêt amazonienne.


Plus d’informations sur le blog d’Ekyog.

Espérons que ce genre de démarche se banalise dans nombre d’enseignes et d’entreprises
(…ou bien que je devienne riche relativement vite) !

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